mercredi 5 janvier 2011
Au menu en 2011
Pour notre part, nos projets pour 2011 sont :
- passer au travers les épidémies de gastro et de grippe
- refonte totale du site internet d'ici le printemps
- une première exposition du 24 au 30 Mai, Galerie Pfenningsdorf
- une deuxième exposition du 27 Septembre au 3 Octobre, à la Boulangerie, Montmartre
Et bien d'autres...
mardi 14 décembre 2010
La provocation défraichie by Larry Clark
Attention les yeux !!
Sur place, peu de clichés, une impression d’expo un peu maigre et faite surtout pour être « cool ». Comme on si attend quand on connaît un peu le travail de Clark, une ambiance plutôt malsaine (des seringues, du sexe, des visages défigurés par la douleur), mais c’est le gros manque de contextualisation des photos qui se trouve être le plus gênant finalement.
Nous vivons dans une société ultra-érotisée, où les fesses sont partout, le sexe n’est donc plus vraiment une marque de provocation. Cette expo sent le réchauffé, le faux sulfureux et la provoc’ défraîchie, et ces photos ne choquent plus personne. La seule chose qui me trottait dans la tête pendant la visite de cette expo était « pourquoi »? Quel est le sens de tous ces clichés, où veut-il en venir? N’a t-il aucun autre intérêt que le glauque? N'a t-il rien d'autre à dire? Quelle est cette étrange obsession?
Les photos appartiennent à une série représentant des membres de la jeunesse paumée de la ville de Tulsa (Oklahoma), aux Etats-Unis, dans les années 60-70. Clark ne fait que saisir une réalité très crue.
Sur Europe 1, Guy Carlier comparait cette exposition à l’Origine du monde de Courbet. La bonne blague !! Comparer Clark à Courbet, déjà, c'est fort, mais surtout, Courbet a révolutionné l'histoire de l'art et a fait bouger les mentalités sclérosées de son époque en représentant un sexe féminin, quand Clark montre une femme enceinte en train de se piquer, des partouzes et des adolescents en train de découvrir leurs corps...
A l’époque où il prend ces photos, Clark a une vingtaine d’années. Qu’est-ce qu’il fabrique dans l’alcôve d’adolescents, à les prendre en photo dans leur intimité? Lorsque Le Monde lui pose la question, Larry Clark dément tout « désir » pour les sujets représentés, tout en reconnaissant que ces photos sont « dérangeantes ». Mais il relativise immédiatement : « l’art est dérangeant ». Mouais, ce qui est sûr c'est que Larry Clark a fait le tour de son "art" et n'a pas beaucoup évolué, hélas, il n'a plus grand chose à nous dire et c'est dommage.
lundi 22 novembre 2010
Un grand merci !!
A très vite pour de nouvelles aventures...
jeudi 28 octobre 2010
Vers un Art Contemporain 2.0 ?
A en croire la place marginale qu’il occupe, l’art numérique reste encore sous évalué pour ne pas dire dénigré par nombre de galeries françaises qui lui préfèrent des artistes orientés vers des techniques de peinture traditionnelles, le conceptuel, la vidéo ou la photographie.
Seulement en quoi l’art numérique serait-il moins légitime que ces disciplines à la reconnaissance déjà bien établie ?
On peut également rétorquer qu’un fichier numérique est une œuvre dématérialisée, mais cet argument ne peut être considéré comme recevable de la part des défenseurs de l’art conceptuel puisque dans ce domaine, ils considèrent que l’idée en elle-même (si ça c’est pas immatériel !!) se confond avec l’œuvre.
mardi 19 octobre 2010
Jean-Michel Basquiat au Musée d'Art Moderne de Paris
Né à New York, en 1960, d'une mère porto-ricaine et d'un père d'origine haïtienne, c'est dans la rue que Jean-Michel Basquiat s'exprime dans un premier temps. Avec l'un de ses amis Al Diaz, ils couvrent des immeubles de Lower Manhattan de graffs auxquels il ajoute la signature « SAMO© » (« same old shit »). En 1978 il quitte le lycée et vend des T-shirts et des cartes postales dans la rue pour survivre. Il obtient une première reconnaissance en 1980 en participant à une exposition collective, « The Times Square Show ». En 1981, un article du critique d’art René Ricard paru dans Artforum lance la carrière de l’artiste.
En 1983 il rencontre Andy Warhol, avec lequel il débute une collaboration fructueuse et une forte amitié. C’est aussi le moment où Basquiat sombre dans l’héroïne et montre des premiers signes de paranoïa.
Basquiat est l'un des pionniers du mouvement graff underground. Ses toiles se vendent aujourd'hui aux enchères à des prix astronomiques. Il est connu et reconnu à travers le monde pour ses œuvres à la fois profondes et percutantes. Son univers plein de couleurs et de graphisme mélange la Bible et les mythologies sacrées du vaudou. Il brûle sa vie, habité par la révolte et la mort. S'inspirant à ses débuts de ce qu'il voit dans la rue, il peint divers éléments urbains récurrents : squelettes et masques exprimant son obsession de la mort, voitures, immeubles, jeux d’enfants, pauvreté, graffitis… Il introduit ensuite dans ses œuvres plusieurs codes issus de la publicité, de la bande dessinée ou encore des signes du jazz et du rap. Puis l'artiste révèle peu à peu son intérêt pour son identité noire et son histoire. Il se lance alors dans la représentation de personnages noirs historiques ou contemporains. Il espère ainsi lancer un message et combattre toute forme de ségrégation et de discrimination.
L'ensemble de toutes ses œuvres projette toujours le même sentiment : de la violence et de la colère entremêlées d'une énergie indiscutable. Jusqu'à sa mort, Jean-Michel Basquiat n'a cessé d'évoluer dans son style.
L'ascension de Basquiat sur la scène artistique internationale est fulgurante : en 1982, il participe à la Documenta 7 de Kassel. L'année suivante il expose à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.
Quand il meurt à 27 ans d'une overdose en 1988, il laisse une œuvre déjà abondante et reconnue en Europe comme aux Etats-Unis.
La rétrospective du Musée d'art moderne de la Ville de Paris sera composée d'une centaine d'œuvres (peintures, dessins, objets) reconstituant le parcours de la courte mais néanmoins prolifique carrière artistique de Jean-Michel Basquiat.
Elle est co-organisée avec la Fondation Beyeler de Bâle, qui l'a présentée du 9 mai au 5 septembre 2010.
arts.fluctuats.net, culture.france2.fr, sortirapapris.com
jeudi 14 octobre 2010
Expo inaugurale en grande pompe
mardi 5 octobre 2010
Cinq idées reçues à propos de l'art contemporain (5/5) : l'art contemporain, c'est inutile...
...comme tout le reste, ou presque !! Certaines personnes réfractaires à l'idée d'acheter une œuvre d'art ne se privent pas d'acquérir des boules à neiges ou des boîtes à meuh comme souvenirs de vacances, quelle est l'utilité d'avoir une Rolex pour avoir l'heure quand on peut l'avoir sur une Swatch ? Ah si, si l'on s'en tient aux critères arbitraires de réussite de Jacques S., dans le premier cas vous avez réussi votre vie dans le deuxième, vous êtes un looser (Si par contre vous achetez votre première Rolex à 70 ans, c'est bien mais pas top).
Si on devait éliminer tout ce qui est inutile matériellement de nos vies, ça en ferait des choses à recycler dans la mesure où la plupart de nos dépenses sont des dépenses d'agrément. L'art en est une , acheter un tableau n'est pas moins inutile que d'acheter un Iphone quand on ne fait que téléphoner avec (pour ceux qui veulent tripoter la foufoune de Zahia sur l'écran tactile, ça présente en revanche un intérêt certain).
Une oeuvre d'art présente l'avantage d'être quasiment inusable et surtout, quand il s'agit d'une pièce unique, d'être strictement personnelle. Il s'agit là d'une démarche en marge du comportement consumériste puisque l'on achète pas de l'art pour être « in » ou « tendance ». Mais le besoin du « beau » n'est pas moins légitime - au contraire – que celui qui obéit à la seule règle de posséder le dernier cri en matière de technologie (qui d'ailleurs sera dépassé six mois plus tard !).
La décision d'acquérir une oeuvre d'art n'obéit pas à une règle universelle et rationnelle, au point qu'on dit parfois que c'est elle qui vous choisit et non l'inverse : l'Art ne s'achète pas avec la tête mais avec le coeur, et souvent les personnes réticentes qui se laissent conquérir lors de leur premier achat, se laissent tenter beaucoup plus facilement par la suite.
Le pas est d'autant plus difficile à franchir que la somme en jeu est le plus souvent importante si bien que l'art tient bien souvent la dernière place dans la liste des courses, se faisant régulièrement précéder par des dépenses tout aussi superflues. C'est ainsi que certaines personnes, pourtant avec un goût très sûr, repoussent ad vitam aeternam leur décision d'acquérir une oeuvre d'art.