Stoul/Boogie Woogie Sister n°3 (détail) - Alesko/Octotrap (détail)
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mercredi 23 février 2011

Histoire Corse

L’histoire se situe à Ajaccio au musée Fesch plus précisément où travaille le gardien de nuit employé par la Mairie. Seulement, la municipalité envisageait de lui supprimer son logement de fonction (que voulez-vous la culture coûte cher), le gardien en question n’a donc rien trouvé de mieux à faire que d’emprunter 4 toiles du Musée (dont un Poussin) afin de faire pression pour récupérer son logement...L’histoire aurait pu s’arrêter là mais c’est oublier un peu vite le lieu de l’intrigue : ayant placé les œuvres dérobées dans sa voiture, un voleur indélicat a brisé une vitre du véhicule avant de voler le vil voleur...Le tout dans la même nuit !
Au-delà de la traditionnelle histoire de l’arroseur arrosé, on peut quand même se demander s’il ne s’agit pas d’une mise en scène grossière. Car pour manifester sa désapprobation liée à la perte de son logement de fonction, il y a, à n’en pas douter, mieux à faire que de faire prendre l’air à des toiles. Du coup, son logement c’est pas sûr qu’il le garde et sa fonction encore moins. Non sans rire (oui comme ça, c’est difficile), où ailleurs qu’en Corse, une histoire pareille aurait-elle pu arriver ? Même dans les Musées Parisiens, avec les services de sécurité les plus brillants au Monde, ça n’aurait pas pu arriver. A ce sujet, je tiens à signaler, que lors de ma visite de l’expo Basquiat, j’ai allègrement et volontairement fait sonner les portiques de sécurité et continué mon chemin sans que l’on me demande quoi que ce soit. C’est quand même curieux 8 mois après le vol retentissant d’un Modigliani (entre autres) dans le même Musée...

mercredi 26 mai 2010

Au voleur !!!!


Si vous suivez de près l’actualité artistique, le vol de 5 toiles de Modigliani, Braque, Picasso, Léger et Matisse, ne vous a certainement pas échappé. Le lendemain du larcin (estimé tout de même a 500 millions d’euros), l’adjoint à la culture, Christophe Girard parlait de vol d’une « sophistication extrême », avant que l’on apprenne que le voleur avait simplement cassé une vitre et brisé un cadenas…non vous ne rêvez pas une cisaille et un cutter sont des objets hautement sophistiqués, fruits du dernier cri de la technologie qui feraient passer l’IPad pour une charrue à soc.

Au-delà, des défaillances du système de sécurité, on ne peut s’empêcher de pointer du doigt l’assurance des conservateurs qui partent du principe que même si certaines des toiles exposées seraient dérobées, elles seraient de toute façon invendables. Ce qui est vrai puisque les toiles volées ne sont pas des œuvres de petits maîtres, et sont désormais identifiées et répertoriées sur un fichier mis en place par Interpol en 2009 qui recense 34000 œuvres dérobées à travers le monde.

Le hic est qu’il ne s’agit pas d’une première, les exemples sont nombreux : un Magritte volé en plein jour à Bruxelles en septembre 2009, un carnet de dessins au musée Picasso à Paris en juin de la même année et plus récemment un pastel de Degas à Marseille en janvier dernier et j’en passe. Ceci est assez symptomatique des manquements en matière de sécurité de la part des musées européens. Sont-ils pour autant les seuls responsables ? Dans le cas du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, il semblerait que le système de sécurité ait été hors service depuis Mars, tuyau intéressant pour une personne mal intentionnée…De plus, par manque de moyens la plupart des Musées publics doivent faire appel à des sociétés de surveillance privées dont l’absentéisme et le laxisme sont pointés du doigt par les musées en question prompts à chercher un responsable ailleurs que dans leurs murs.

D’ici là, y a plus qu’à attendre le montant de la rançon, sûrement faramineux…autant vous dire que si vous voulez revoir ces œuvres un jour accrochées aux cimaises du MAM, va bien falloir que quelqu’un se dévoue pour mettre quelques euros dans le nourrain…d’ailleurs nous allons passer parmi vous.