Stoul/Boogie Woogie Sister n°3 (détail) - Alesko/Octotrap (détail)
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mercredi 11 avril 2012

La vie de Picasso en BD !!




Je viens vous faire partager mon dernier coup de coeur, peut-être en avez-vous déjà entendu parlé, sinon je vous invite à vous plonger dans le premier tome (sur 4) de la Bande Dessinée signée Clément Oubrerie et Julie Birmant, retraçant la vie de Pablo Picasso.

Dans ce premier volume, c'est Fernande Olivier qui nous raconte sa rencontre avec le jeune Picasso âgé de 19 ans, dans le Paris des années 1900, alors qu'il fuyait l'Espagne nationaliste et la misère. Arrivé avec son ami peintre Carlès Casagemas, pour l'Exposition Universelle, les deux catalans découvrent ensemble la vie de bohème. Picasso fait des rencontres capitales, le poète et critique d'art Max Jacob, Fernande sa compagne au début de sa période cubiste, Berthe Weill, le marchand d'art Vollard... De découvertes artistiques en rencontres érotiques, on suit l'évolution de Picasso au fil de cette BD originale, réaliste, pleine de poésie et d'humour.

Pris dans un voyage dans le temps et l'espace vous vivrez un moment fabuleux (un peu à la manière de Midnight in Paris de Woody Allen), et serez transporté dans un univers magique où vous côtoierez les cercles sociaux et l'ambiance du Montmartre de l'époque.

Bref, une série prometteuse, vivement la suite !!

vendredi 6 janvier 2012

Zoom sur le Light Painting

Picasso par G.Mili

La technique peut paraître simple, puisqu’il s’agit de dessiner dans l’espace et devant un appareil photo sur un pied et en pose longue, avec une source lumineuse qui laissera au final un filet de lumière dans l’esprit des photos nocturnes ne laissant apparaître que les phares des voitures et pas les voitures elles-mêmes.


Si, avec le numérique sa pratique a tendance à se développer, elle est toutefois loin d’être récente puisque la paternité de la méthode est attribuée à Gyon Mili (pour la photo) et Pablo Picasso (pour le dessin). Le premier prenant en photo le second dans son atelier de Vallauris, les gestes de PP sont fixés par la pellicule (autres temps...), lui même n'apparaissant que de façon évanescente sur le cliché.


Aujourd’hui la technique connaît un second souffle avec l’apparition de jeunes artistes et l’avènement du numérique. Avec des motifs plus ou moins travaillés, cela requiert une bonne dose de préparation en amont afin de « répéter » les gestes nécessaires à l’obtention d’un dessin propre s’accompagnant parfois d’une mise en scène en fonction des artistes. A l’instar des crews de graffeurs, le light painting peut se pratiquer en collectif, chacun apportant sa pierre à l’édification d’une œuvre commune.

Parmi les artistes les plus reconnus citons : Michael Bosanko, Patrick Rochon, Lichtfaktor, Cenci Goepel, Swit Lightgraff, Eric Staller, Ryan Warnberg & Michelle McSwain, Sola, Alan Jaras, Dean Chamberlain, Toby Keller...

*
NB : Pablo Picasso n’a pas inventé le chemin de fer, l’hélicoptère, l’ampoule à incandescence ou le fil à couper le beurre...jusqu’à preuve du contraire, par contre le reste c’est lui.

jeudi 29 juillet 2010

L’art du faux

Si le marché de l’art tend à dégager une image respectable auprès de ceux qui n’y regardent pas de trop près celle-ci prend de temps à autre une rafale de plomb dans l’aile. Récemment, Guy Ribes artiste de son état a été appréhendé par la maréchaussée pour contrefaçon de 150 œuvres de Matisse, Picasso, Chagall, Léger, Renoir etc. bref pas n’importe qui. L’affaire aurait pu s’arrêter là si ce n’est que le trafic impliquait une douzaine de personnes chargées d’écouler les faux. Dépourvu de fibre commerciale mais doté d’un sérieux coup de pinceau, notre génial contrefacteur croisa la route d’un marchand parisien peu scrupuleux (encore un !!) qui revendait les toiles à des prix bien en dessous de la cote des artistes. S’étalant sur près de 15 ans ce trafic juteux a rapporté aux différentes personnes impliquées (une douzaine en tout) la bagatelle de plusieurs millions d’euros.
Seulement voilà, notre artiste semble avoir été lui aussi victime de manipulation de la part de ses commanditaires qui ne le payaient pas systématiquement ou très peu compte tenu des prix des œuvres. Résultat des courses, une vingtaine de victimes s'étaient portées parties civiles et certaines d'entre elles auraient déboursé jusqu'à 2 millions de francs (300.000 euros) pour acquérir des toiles qu'elles croyaient authentiques...ben oui, puisque elles étaient délivrées avec des certificats d’authenticité (quitte à faire les choses bien). Si la pratique de prendre les clients pour des buses est une maladie assez répandue chez les galeristes, la volonté de certaines personnes de posséder « un nom » tend parfois à céder aux sirènes de personnes qui jouent sur la célébrité du nom pour écouler leur marchandise. Cela n’est en rien gage d’authenticité (déjà à l’école, on apprend à ne pas copier sur les mauvais élèves), preuve en est faite, ni d’ailleurs de qualité quand bien même l’œuvre serait authentique : même Picasso ou Renoir ont fait des croûtes après tout...mais des croûtes chères.
Revenons à nos moutons, notre artiste, par ailleurs très doué puisque selon les termes de l’expert : « si Picasso était encore vivant, il l’embaucherait », a été condamné à trois ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, l’auteur des faux certificats d’authenticité a 4 ans dont trois avec sursis et les autres membres du réseau à des peines légèrement inférieures à celles requises par le ministère public. Avis à ceux qui voudraient leur rendre visite au parloir, vous pourrez leur apporter des oranges, c’est bon et ça peut faire très joli en nature morte.

mercredi 26 mai 2010

Au voleur !!!!


Si vous suivez de près l’actualité artistique, le vol de 5 toiles de Modigliani, Braque, Picasso, Léger et Matisse, ne vous a certainement pas échappé. Le lendemain du larcin (estimé tout de même a 500 millions d’euros), l’adjoint à la culture, Christophe Girard parlait de vol d’une « sophistication extrême », avant que l’on apprenne que le voleur avait simplement cassé une vitre et brisé un cadenas…non vous ne rêvez pas une cisaille et un cutter sont des objets hautement sophistiqués, fruits du dernier cri de la technologie qui feraient passer l’IPad pour une charrue à soc.

Au-delà, des défaillances du système de sécurité, on ne peut s’empêcher de pointer du doigt l’assurance des conservateurs qui partent du principe que même si certaines des toiles exposées seraient dérobées, elles seraient de toute façon invendables. Ce qui est vrai puisque les toiles volées ne sont pas des œuvres de petits maîtres, et sont désormais identifiées et répertoriées sur un fichier mis en place par Interpol en 2009 qui recense 34000 œuvres dérobées à travers le monde.

Le hic est qu’il ne s’agit pas d’une première, les exemples sont nombreux : un Magritte volé en plein jour à Bruxelles en septembre 2009, un carnet de dessins au musée Picasso à Paris en juin de la même année et plus récemment un pastel de Degas à Marseille en janvier dernier et j’en passe. Ceci est assez symptomatique des manquements en matière de sécurité de la part des musées européens. Sont-ils pour autant les seuls responsables ? Dans le cas du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, il semblerait que le système de sécurité ait été hors service depuis Mars, tuyau intéressant pour une personne mal intentionnée…De plus, par manque de moyens la plupart des Musées publics doivent faire appel à des sociétés de surveillance privées dont l’absentéisme et le laxisme sont pointés du doigt par les musées en question prompts à chercher un responsable ailleurs que dans leurs murs.

D’ici là, y a plus qu’à attendre le montant de la rançon, sûrement faramineux…autant vous dire que si vous voulez revoir ces œuvres un jour accrochées aux cimaises du MAM, va bien falloir que quelqu’un se dévoue pour mettre quelques euros dans le nourrain…d’ailleurs nous allons passer parmi vous.