Stoul/Boogie Woogie Sister n°3 (détail) - Alesko/Octotrap (détail)
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lundi 2 avril 2012

Expo Cities vs Nature / Pop Art & Photo / par Zalez & Numartis

Venez nombreux découvrir les œuvres Pop Art de Numartis et les photos et dessins de Zalez lors de l'exposition Cities vs Nature qui leur sera consacrée du mercredi 18 au mercredi 25 avril, à la galerie Artes, 11 rue Frédéric Sauton, Paris 5°, métro Maubert-Mutualité.

Entrée libre tous les jours de 11h à 19h.

Le vernissage aura lieu jeudi 19 avril à partir de 19h en présence des artistes.


Zalez axe son travail autour de l'identité de la femme. Il présentera ses croquis, dessins et photographies, mettant en scène des nus féminin sensuels et provocants, qu'il intègre dans des environnements urbains ou naturels, dans un univers résolument contemporain. Il décloisonne les pratiques artistiques et développe l'usage de différents médiums tels que la photographie, le dessin et le pochoir, son médium principal. Zalez joue avec les codes, ce qui lui permet de s'exprimer librement sur différents supports. Son travail se situe au carrefour du Street-art, du Pop-art et du Land-art.

Numartis se sert des outils informatiques pour s'exprimer et a développé son propre style qu'il nomme lui-même le Pop Art Digital s'autorisant une grande liberté dans la composition de ses oeuvres. Très inspiré par l'abstraction américaine de Rothko et Pollock ainsi que par le Pop Art de Warhol et Lichtenstein et l'expressionnisme de Kandinski, ses tableaux numériques fourmillent d'éléments familiers, des héros de BD, des personnages de dessins animés, ou encore des marques de multinationales qui se côtoient dans une ambiance urbaine et survoltée.

lundi 17 mai 2010

Pourquoi tant de haine ?

Si vous avez une âme de théoricien de l'art, je vous recommande le bouquin de Jean-Louis Harouel, La Grande FalsificationL'art contemporain, Ed Jean-Cyrille Godefroy que je viens de terminer récemment. Outre le fait qu'il rejoint plus ou moins en des termes plus philosophiques voire abscons le propos de ce modeste blog, sa vision est juste bien que parfois un peu trop tranchée.
Il situe la dérive de l'art à l'apparition de la photographie, coupable d'après lui d'avoir volé le monopole de la représentation dont bénéficiaient les artistes depuis toujours.
Dans le viseur également: les intégristes de l'art contemporain qui vouent une adoration aveugle à tout ce qui est exposé au Centre Pompidou ou au Palais de Tokyo ne laissent aucune place à ceux et celles qui font de l'art sans espoir d'accéder à une quelconque reconnaissance de la part des institutions. Il dénonce à juste titre les dévots (entendez par là ceux qui sacralisent l'artiste et l'art contemporain) dépourvus de sens critique participant à cette vaste supercherie. « L'art laisse la place à l'enflure du petit moi du soi-disant artiste, tout empli de la croyance en son prétendu génie », génie alimenté par lesdits dévots ainsi que par son propre narcissisme. Certes, Duchamp (mais si vous savez le planqué de la guerre de 14 qui préféra exposer une pissotière à New York plutôt que d'aller charcuter du Teuton dans la boue des tranchées) et Dada sont responsables de cette petite mort mais pas autant que ceux qui les encensent et les exposent.
Ce qui en revanche pose problème dans cet essai d'Harouel, est le fondement sur lequel il se base pour décréter qu'une œuvre est bien ou mal peinte, ou qu'un artiste est bon ou mauvais. La notion d'œuvre d'art pour lui semble s'arrêter au pré-impressionnisme voire en extrême limite à Picabia (exception faite de Lucian Freud) d'après des critères qui lui sont propres en éludant toute définition.
L'analyse d'Harouel est dure, fervent partisan du « c'était mieux avant », soutenant que la mission de l'artiste doit se limiter à « représenter le visible ». Au final, il dénonce les dogmes de l'art contemporain pour imposer les siens, les notions de bon et de vrai artiste et leurs opposés sont une constante dans cet essai qui vaut cependant la peine d'être lu par tout professionnel ou amateur éclairé de l'art au sens large.