Stoul/Boogie Woogie Sister n°3 (détail) - Alesko/Octotrap (détail)
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lundi 2 avril 2012

Expo Cities vs Nature / Pop Art & Photo / par Zalez & Numartis

Venez nombreux découvrir les œuvres Pop Art de Numartis et les photos et dessins de Zalez lors de l'exposition Cities vs Nature qui leur sera consacrée du mercredi 18 au mercredi 25 avril, à la galerie Artes, 11 rue Frédéric Sauton, Paris 5°, métro Maubert-Mutualité.

Entrée libre tous les jours de 11h à 19h.

Le vernissage aura lieu jeudi 19 avril à partir de 19h en présence des artistes.


Zalez axe son travail autour de l'identité de la femme. Il présentera ses croquis, dessins et photographies, mettant en scène des nus féminin sensuels et provocants, qu'il intègre dans des environnements urbains ou naturels, dans un univers résolument contemporain. Il décloisonne les pratiques artistiques et développe l'usage de différents médiums tels que la photographie, le dessin et le pochoir, son médium principal. Zalez joue avec les codes, ce qui lui permet de s'exprimer librement sur différents supports. Son travail se situe au carrefour du Street-art, du Pop-art et du Land-art.

Numartis se sert des outils informatiques pour s'exprimer et a développé son propre style qu'il nomme lui-même le Pop Art Digital s'autorisant une grande liberté dans la composition de ses oeuvres. Très inspiré par l'abstraction américaine de Rothko et Pollock ainsi que par le Pop Art de Warhol et Lichtenstein et l'expressionnisme de Kandinski, ses tableaux numériques fourmillent d'éléments familiers, des héros de BD, des personnages de dessins animés, ou encore des marques de multinationales qui se côtoient dans une ambiance urbaine et survoltée.

mardi 13 mars 2012

MattB sur Urban Art Avenue







Depuis tout jeune, MattB baigne dans une culture urbaine, street-art, skateboard, snowboard, sports extrêmes et hip-hop bercent sa jeunesse et c'est d'abord au travers de sa passion pour le graffiti qu'il s'exprime.

Il a évolué et s'est détaché petit à petit du pur graffiti, pour laisser plus de place à l'illustration et à la peinture. Son travail s'est construit au fil de ses expériences, il s'est forgé son propre style.

Dans son univers onirique, sensible et personnel on retrouve les influences de divers courants artistiques tels que le street-art, la BD, l'art abstrait, ou encore l'art contemporain...

MattB varie les outils, les matières et les techniques, il utilise la plume de calligraphie et joue avec les couleurs, la composition, les perspectives, les sujets. Il maîtrise aussi l'outil informatique et le numérique bien qu'il préfère avant tout le support papier et la toile.

Son travail est organique et fouillé, il aime déformer et déstructurer les personnages en les mettant en mouvement dans des tracés tortueux comme des serpents dans un souci du détail quasi obsessionnel. Le corps humain est au cœur de son art et il porte un intérêt particulier à celui de la femme auquel il rend hommage dans la plupart de ses œuvres. MattB ne donne pas de titre à ses tableaux, laissant ainsi une grande liberté d'analyse à celui qui regarde, guidé par sa propre sensibilité.

Aimant le contact direct avec le public il a lancé les Performances Live, pendant lesquelles il crée en direct une œuvre originale sur toile grand format. Il considère cette activité comme complémentaire de son travail en atelier et aime le côté spontané et brut de ce mode de création. Il aime le challenge et la pression des spectateurs qui le stimulent.

Il a installé son atelier dans sa région à Aix les Bains.


Untitled 107 // Acrylique & encres sur toile // 12/18 cm // disponible sur Urban Art Avenue Untitled 101// Acrylique & encres sur toile // 24/30 cm // disponible sur Urban Art Avenue Untitled 95 // Acrylique & encres sur toile // 20/20 cm // disponible sur Urban Art Avenue

mardi 27 décembre 2011

Bienvenue à Stoul !!

En cette période de fêtes nous sommes heureux d'accueillir et de fêter avec vous l'arrivée sur notre galerie d'art en ligne de l'artiste Stoul !

Jeune artiste parisienne à l'univers ultra féminin et félin, elle vous séduira par sa fraîcheur et ses compositions colorées, un brin vintage, pop et romantique...
Les personnages de ses oeuvres, fameuses héroïnes aux allures toujours raffinées, s’inspirent de sa passion pour la haute-couture et la culture nippone (kawaï et mangas).

Stoul dessine et peint depuis son plus jeune âge. Après son passage à l’Ecole Boulle où elle s’initie au mobilier et au design, elle se tourne à nouveau vers la peinture en 2001. Elle fréquente des squats d’artistes comme le 59 Rivoli, avant de s’installer en 2005 dans son atelier à Montrouge en région parisienne.

Nourrie de cultures alternatives, enfant des médias émergents, ses créations se font l’écho de différents courants artistiques à la fois identifiables et mêlés.

Polyvalente et envisageant son travail de manière transversale, elle multiplie supports et outils : customisation d’objets et d’accessoires, design graphique, illustration, décoration ... Elle a ainsi développé divers projets de commande et des collaborations avec des marques, des créateurs et des éditeurs.
Aujourd’hui ses oeuvres sont principalement vendues à Paris, en province, en Europe et aux U.S.A.




BOOGIE WOOGIE SISTER N°3

Acrylique, Huile et impression sur toile
Collection Let's Rock Again 2011
40 x 40 cm
Oeuvre unique
Signée par l'artiste

jeudi 17 juin 2010

Reproductions en série illimitée...

Profane en matière d’art contemporain, prends garde ! Si le fait d’acquérir une œuvre tirée en un nombre limité d’exemplaires peut paraître un bon moyen de se faire plaisir en sortant des sentiers battus de la déco Ikea, il faut savoir que nombre de marchands proposent à la vente des éditions soi-disant limitées (faut voir le nombre d’exemplaires : 200, 300, 500 voire 1000 !!). Ce qu’ils ne disent pas c’est que la limitation des tirages ne vaut que pour un format donné : une fois leurs 500 exemplaires écoulés rien ne les empêche (ils ne s’en privent pas d’ailleurs) de refaire 500 exemplaires dans un format différent. Cette pratique s’étend chez certains marchands peu scrupuleux (avec d’ailleurs la complicité de certains artistes) qui vendent des bronzes originaux en 12 exemplaires et une fois ceux-ci écoulés, font faire des agrandissements par le fondeur afin d’en proposer 12 autres exemplaires « originaux » pour répondre à la demande.
Si cette pratique reste malgré tout marginale (du moins j’ose encore l’espérer), elle existe et outre à prendre les gens qui achètent à des prix à 4 zéros pour des abrutis, met à bas la belle image clinquante et respectable du marché de l'art...Bien sûr, Dali dont la fibre commerciale était assez poussée savait que sa seule signature conférait une valeur à n’importe quelle page blanche. Chose qu’il ne s’est pas privé de faire, laissant toute latitude à l’imprimeur sur le nombre d’exemplaires et sur l’image à reproduire. Cela n’enlève rien à son talent mais ternit quand même l’image d’un artiste prêt à tout pour vendre ses œuvres.

lundi 17 mai 2010

Pourquoi tant de haine ?

Si vous avez une âme de théoricien de l'art, je vous recommande le bouquin de Jean-Louis Harouel, La Grande FalsificationL'art contemporain, Ed Jean-Cyrille Godefroy que je viens de terminer récemment. Outre le fait qu'il rejoint plus ou moins en des termes plus philosophiques voire abscons le propos de ce modeste blog, sa vision est juste bien que parfois un peu trop tranchée.
Il situe la dérive de l'art à l'apparition de la photographie, coupable d'après lui d'avoir volé le monopole de la représentation dont bénéficiaient les artistes depuis toujours.
Dans le viseur également: les intégristes de l'art contemporain qui vouent une adoration aveugle à tout ce qui est exposé au Centre Pompidou ou au Palais de Tokyo ne laissent aucune place à ceux et celles qui font de l'art sans espoir d'accéder à une quelconque reconnaissance de la part des institutions. Il dénonce à juste titre les dévots (entendez par là ceux qui sacralisent l'artiste et l'art contemporain) dépourvus de sens critique participant à cette vaste supercherie. « L'art laisse la place à l'enflure du petit moi du soi-disant artiste, tout empli de la croyance en son prétendu génie », génie alimenté par lesdits dévots ainsi que par son propre narcissisme. Certes, Duchamp (mais si vous savez le planqué de la guerre de 14 qui préféra exposer une pissotière à New York plutôt que d'aller charcuter du Teuton dans la boue des tranchées) et Dada sont responsables de cette petite mort mais pas autant que ceux qui les encensent et les exposent.
Ce qui en revanche pose problème dans cet essai d'Harouel, est le fondement sur lequel il se base pour décréter qu'une œuvre est bien ou mal peinte, ou qu'un artiste est bon ou mauvais. La notion d'œuvre d'art pour lui semble s'arrêter au pré-impressionnisme voire en extrême limite à Picabia (exception faite de Lucian Freud) d'après des critères qui lui sont propres en éludant toute définition.
L'analyse d'Harouel est dure, fervent partisan du « c'était mieux avant », soutenant que la mission de l'artiste doit se limiter à « représenter le visible ». Au final, il dénonce les dogmes de l'art contemporain pour imposer les siens, les notions de bon et de vrai artiste et leurs opposés sont une constante dans cet essai qui vaut cependant la peine d'être lu par tout professionnel ou amateur éclairé de l'art au sens large.

mercredi 12 mai 2010

Quand je pense à Fernando...

Si vous avez acheté le hors série annuel du Figaro consacré au marché de l'art édité en partenariat avec Beaux Arts magazine, vous pourrez avoir un aperçu des grandes tendances du marché de l'art de l'année écoulée. Bien entendu, il s'agit du Figaro : ce hors-série s'adresse non pas à l'amateur démuni mais davantage au collectionneur averti et très muni. On peut ainsi découvrir les (ouvrez les guillemets avec des gants blancs svp) : « occasions à saisir », au rang desquelles figure une toile de Fernando Botero, Fille de Cirque, bradée à 280000 euros...c'est vrai qu'au prix d'un studio à Saint Germain des Prés ou d'une villa de 250 m² dans le Larzac, on peut s'acheter un Botero. A ce tarif là, il faudrait vraiment être le dernier des abrutis pour passer à côté d'une telle affaire, au prix de 23 années de salaire d'un smicard, vous pouvez même mettre votre Ferrari au clou les yeux fermés.

Le pire est que cet encart tombera probablement entre les mains d'un collectionneur, ou plutôt d'un spéculateur qui déléguera à son expert* ou à sa décoratrice d'intérieur le soin d'acquérir l'oeuvre.

Pour ceux qui se risqueraient à spéculer sur l'art, le hors-série du Figaro est trompeur, pour 99.9% des personnes qui acquièrent une oeuvre d'art quel que soit son prix, la motivation première est le plaisir esthétique.

Evidemment, si le Figaro ne parlait pas de pognon, il perdrait sa raison de vivre, mais la notion d'occasion à saisir a quelque chose de dérangeant. Le marché de l'art n'est pas celui de l'immobilier, le spéculateur ou plutôt l'expert du spéculateur y fait certes aussi la pluie et le beau temps du moins en ce qui concerne la cote des artistes (hélas), mais en revanche la spéculation n'est qu'une infime partie du marché réservée a quelques happy few finalement bien mal conseillés, puisque s'il est un domaine volatile et aléatoire en matière d'investissement c'est bien l'art contemporain.

* le titre d'expert en art en France n'est réglementé par aucune loi ni conditionné par aucun diplôme, dès lors n'importe qui peut apposer une plaque à côté de sa porte en s'autoproclamant expert en art contemporain, en montres, en étiquettes de camembert, ou en porte-clés.

lundi 12 avril 2010

Cinq idées reçues à propos de l’art contemporain (4/5) : L’art contemporain on peut le faire soi-même

N’en déplaise à ses détracteurs, l’art contemporain n’est pas un passe-temps auquel vous pouvez vous consacrer entre midi et deux...enfin si, vous pouvez, mais de là à l’exposer et à en vivre il y a un monde. Pour ceux qui pensent que l’abstrait est à la portée de n’importe qui et que Picasso peignait comme un enfant de dix ans, l’art contemporain est une vaste supercherie, à les entendre, ils seraient capables de pondre des chefs d’œuvre à l’identique.En dehors du fait que copier c’est pas bien vu qu’on l’a (paraît-il) appris à l’école, ces grandes bouches, pour peu qu’on leur propose un châssis, des couleurs et des pinceaux se ravisent en général assez vite. Non, on ne s’improvise pas artiste du jour au lendemain et pour ceux qui se risqueraient à barbouiller dans le goût de... ; entre accrocher le résultat de votre fanfaronnade au dessus du buffet du salon et confronter votre croûte au regard du public dans une exposition personnelle ou collective, il y a un monde. Car, c’est bien de ça qu’il s’agit, le fait d’oser, l’outrecuidance, et là, la plupart du temps chez nos pseudos artistes, y a plus personne.
Si l'art contemporain tombe parfois dans le canular pur et simple, ce n'est que par les démarches d'artistes suiveurs lointains de M.Duchamp et qui se sont taillés un créneau porteur : le détournement d'objets du quotidien dont "l'artiste" n'est pas le créateur mais que son statut d'artiste l'autorise à dénommer "oeuvre d'art".
Revenons à nos artistes en herbe : ce n'est pas la peine de s'inscrire dans la même démarche que ces farceurs en venant grossir les rangs des artistes auto-proclamés. En vous inspirant de ces imposteurs, et quand bien même vous auriez réussi à franchir l'étape de la conception (en général, il y en a une, même très minime), la démarche n’aurait plus rien de personnel...
Autant vous ne vous privez pas de collectionner les dessins de vos rejetons, abstenez vous de vous essayer au ripolinage juste pour vous prouver à vous même qu'un artiste jusque là ignoré - à juste titre - sommeillait en vous.

jeudi 8 avril 2010

Lucian Freud au Centre Pompidou (10 mars - 19 juillet 2010)


Lucian Freud
, âgé de 88 ans, n’est autre que le petit-fils du célèbre Sigmund Freud. Il naît à Berlin en 1922. Sa famille émigre en Grande-Bretagne dès 1933 pour échapper au nazisme. Sa première exposition a lieu en 1944 à la Lefevre Gallery, où Lucian Freud expose une toile désormais célèbre, The Painter's Room, où la juxtaposition incongrue de plantes et de personnages est représentative de sa période « surréaliste ».
En mai 2008, la toile Benefits Supervisor Sleeping de 1995 est vendue chez Christie's à New York pour plus de 33 millions de dollars (environ 23 millions d'euros), somme record pour la vente d'une œuvre peinte par un artiste vivant.

Le Centre Pompidou ne prend pas trop de risques, une fois de plus, dans sa programmation…entre Pierre Soulages et Lucian Freud, respectivement 90 et 88 ans, le temple de l'art contemporain consacre sa programmation à des petits jeunes !! Si le terme « rétrospective » a déjà une odeur de sapin, on peut s’interroger sur le manque d’audace des commissaires d’exposition et sur la politique de promotion d’artistes étatique.
Malgré tout, l’exposition présente un ensemble très complet de tableaux retraçant son œuvre : une cinquantaine de peintures en grand format, complétées par une sélection d'œuvres graphiques, ainsi que des photographies de l'atelier londonien de l'artiste.
Le thème de l’exposition est l'atelier de l’artiste, ce lieu intime qui fonde la peinture et la pratique de Lucian Freud. La singularité de son travail réside principalement dans le traitement minutieux du portrait et du nu. Le modèle est observé dans l’intimité de l'atelier. Lucian Freud ne commence à peindre des portraits qu’à partir des années 1950, la plupart du temps des nus. Il commence alors à employer une pâte plus épaisse et des couleurs de terre, dans une manière proche de celle de Rembrandt. Lucian Freud ne peint que ce qu'il place au sein de cet espace clos : il y installe ses modèles selon des mises en scène précises. Son hyperréalisme est accentué par la pose non apprêtée des modèles, simplement jetés là sur leur siège ou à même le sol. Il met en jeu le mobilier et les rares objets de l'atelier, accessoires récurrents des compositions : plante verte, canapé crevé, fauteuil usé, lit en fer, lavabo, murs maculés de peinture. L'artiste choisit ses modèles parmi ses amis, les membres de sa famille ou ses amis peintres.
Le thème de l'atelier porte en lui la métaphore de la peinture : le huis-clos entre le peintre et son modèle (depuis Rembrandt en passant par Courbet et Picasso), l'espace de la peinture – représentation du réel, processus de création -, la figure de l'artiste – autoportraits et relecture des maîtres.

Source : centrepompidou.fr

mercredi 7 avril 2010

Le bide du 104

Non, ça n'est pas un poisson d'avril... En pleine crise existentielle, le 104 va bientôt se retrouver sans tête, son duo initial de directeurs Robert Cantarella et Frédéric Fisbach ont annoncé leur décision de ne pas renouveler leur mandat, arrivé à terme en mars 2010.
Ceci suite à la décision de la Mairie de ne pas augmenter sa subvention de 8 millions €, sur un budget de fonctionnement de 12 millions. R. Cantarella et F. Fisbach réclamaient quant à eux une augmentation de 2 millions € de cette subvention, notamment pour alimenter les résidences d'artistes.
Une demande légitime mais assez irréaliste, quand on sait que le 104 affiche aujourd'hui un déficit qui oscille entre 560 000 et 800 000 €, selon les sources. « Sans cet argent, nous ne voyons pas comment poursuivre, indique Constance de Corbières, secrétaire générale, qui égrène des sommes dévorées par ces 39 000 m2 : 600 000 € pour les fluides (électricité, eau et chauffage), 800 000 € pour le ménage (!), 1,8 million € pour la sécurité… contre un million d’euros pour le projet artistique.».
Beaucoup de problèmes se sont posés au 104, notamment son manque d'ouverture et d'implantation dans le quartier. Le dépassement de budget a contribué aux difficultés, mais c’est aussi le projet artistique du 104 que la Mairie vient de désavouer. Les deux directeurs l’avaient pensé comme un « anti-musée », hébergeant des artistes en résidence, faisant dialoguer les disciplines et partageant l’art en direct au public. Une belle idée qui a su séduire les artistes mais qui n’a pas atteint l’audience espérée. Faute de médiation culturelle, le 104 est devenu hermétique. Privé de collections permanentes et d’une programmation étoffée, le 104 est souvent vide, en effet, la fréquentation n'est pas aussi bonne que souhaitée, car on sait que ce sont toujours les mêmes bobos, qui vont au théâtre, ou au Centre Pompidou, ou voir une performance au 104... Quant au souhait de faire des anciennes Pompes funèbres de la Ville de Paris un foyer de mixité sociale, la belle idée est restée au placard, car ayant investi 100 millions € dans la rénovation des bâtiments, la Mairie veut maintenant valoriser cet espace censé être le phare de sa politique culturelle.
Un appel à candidatures a été lancé pour désigner la nouvelle direction. En attendant, l'occupation du 104 a commencé ce jeudi 1er avril à 10h...

Source : fluctuat.net, la croix.com

vendredi 26 mars 2010

Le street art à 5000€, est-ce encore du street art ? 2/2

Les élus en question ne sont pas nés de la dernière pluie. Ces artistes qui ont la primeur des maisons de ventes prestigieuses sont souvent des post-jeunes ou des pré-seniors qui ont entre 45 et 60 ans. Misstic qu'on ne présente plus a enfin accédé à la reconnaissance et on oublie qu'elle a 53 ans...
Bien évidemment, ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. La plupart des artistes contemporains quel que soit leur âge vivent souvent mal de leur art et la relève doit bien souvent passer par des jobs alimentaires pour pouvoir l'exercer. Le fait que ces artistes aient démarré en peignant dans les rues (et non en s'enfermant dans les galeries) les a rendus visuellement accessibles au passant qui y prête un peu d'attention. Celà a beaucoup fait pour leur renommée, tout en restant en dehors des circuits conventionnels du marché de l'art. La renommée rime bien sûr avec le montant des oeuvres et justifie souvent des prix élevés voire excessifs, cependant on ne peut leur reprocher de vouloir vivre correctement de leur art.
Il existe aussi un lien entre la quantité d'oeuvres crées et le prix de celles-ci, en effet, Warhol pouvait se permettre de vendre certaines oeuvres moins chères quand elles étaient fabriquées à la chaîne. Pour ceux qui se sont battus durant de longues années pour accéder à la reconnaissance en produisant peu, les prix de leurs oeuvres entretiennent la demande et les attentes des acheteurs. Du fait de leur caractère plutôt unique ou rare, ces oeuvres sont souvent moins soumises aux aléas de la mode et leur prix restent sensiblement les mêmes.
Pour ceux qui pensent que la place du street-art est dans la rue uniquement, on ne peut leur tenir rigueur de vouloir s'exposer gratuitement et au plus grand nombre, en perpétuant "l'essence" du street-art, ils font beaucoup plus pour sa diffusion et sa popularité que des maisons de ventes ou des galeries qui "découvrent" des artistes de 50 balais...

mercredi 10 mars 2010

Le street art à 5000€ : est-ce encore du street-art ? 1/2

Depuis quelques années, le street-art est passé du statut d'art "délinquant" (pour ses détracteurs) à celui de branché. En témoignent, les expos de la fondation Cartier ("Né dans la rue"), du Grand Palais ("Tag au Grand Palais") et les ventes publiques organisées par Artcurial, Millon et associés, et Cornette de Saint-CyrDrouot-Montaigne !)...des monuments du marché de l'art en France. Bien sûr, contrairement à la grande distribution quand les "gros" s'emparent de ce mouvement les prix ne vont pas s'effondrer bien au contraire.
Doit-on se réjouir de cette légitimité nouvelle ou la regretter ? Concernant les artistes présents sur la scène street depuis des années (JonOne, Speedy Graphito, Jef Aerosol...) qui ont acquis une certaines reconnaissance, ce n'est pas en graffant sur les murs de nos villes que ça fait bouffer son homme. Or l'essence même du street-art est comme son nom l'indique de faire de la rue une vaste galerie où l'art devient accessible à tous et gratuit. Y a pas comme un paradoxe ? Business is business...
Malgré tout, les estimations des œuvres de ces artistes restent encore raisonnables pour le moment. Tout étant relatif, même des grands formats (200x150cm) peuvent encore s'acquérir aux alentours de 2000€. Achetez maintenant demain ce sera plus cher...
Pour le profane comme pour l'amateur, le prix affiché en matière d'art est assez obscur, il ne peut se résumer comme un bien de consommation courante au coût de fabrication et à la marge de la galerie. Certains artistes acquièrent une reconnaissance si leurs oeuvres font partie de grandes collections privées, de musées ou simplement représentées par des galeries prestigieuses. Mais là encore, beaucoup d'appelés et peu d'élus...

mardi 2 mars 2010

Cinq idées reçues à propos de l’art contemporain (3/5) : l’art contemporain, c’est incompréhensible



Pour celui ou celle qui n’a jamais mis les pieds dans une exposition d’art contemporain et qui découvre une œuvre de Damien Hirst ou Jeff Koons (les deux artistes vivants les plus chers), la visite peut s’avérer un peu déroutante, entre la demi-vache plongée dans du formol et le homard géant suspendu dans la chambre du roi à Versailles, il faut bien « quelques explications ».
Mais qu’est-ce qui fait de ces installations des œuvres d’art au fond ? N’est-ce pas tout simplement le côté provoc’ et incongru de leur espace d’exposition, ou les riches et célèbres mécènes qui financent ces projets bling-bling. Concernant Koons, son droit d’entrée à Versailles n’a rien d’un hasard : l’ancien ministre de la culture et aujourd’hui président du château de Versailles est un proche de François Pinault, lui-même admirateur et collectionneur de Koons, c’est pratique les relations... Un homard dans la chambre royale c’est au mieux amusant, mais ça n’a aucun sens ni aucun rapport avec le lieu d’exposition... est-il seulement nécessaire d’apporter un début d’explication ?
Le débat enflammé qui en résulte amène davantage de visiteurs que les œuvres elles-mêmes (Cf. Koons, Boltanski pour ne citer qu’eux). L’incompréhension suscitée par ces expositions est entretenue par les professionnels qui gravitent autour de ces artistes, commissaires d’exposition, critiques d’art, qui propagent la bonne parole et entretiennent le dogme : l’art contemporain c’est beau, c’est bien, point.
Bien sûr, ces pontes pour la plupart sûrs de leur jugement ne laissent aucune place au doute ou à la controverse concernant la nature artistique des pièces exposées, préférant laisser les visiteurs dans une frustration confuse.
Et pour finir cet article, un petit exemple probant : « Long a façonné son image sur les idées de « dissémination » et de « parcours », concevant l’œuvre d’art comme une prise de possession d’un espace existentiel grâce au modèle géométrique de la rationalité. »
Guide de l’art, Solar.

100 euros à celui qui nous aidera à comprendre !!!

dimanche 21 février 2010

Zoom sur…Guillaume Ponsin

Quand nous avons parlé de notre projet à Guillaume Ponsin, nous recherchions un artiste d’expérience pour amener un regard impertinent sur les mille lieux du marché de l’art qu’il a cotoyé. Sur ce blog qui est le prolongement de notre futur site-galerie, nous présenterons régulièrement son regard sur l’actualité artistique ou sur l’actualité tout court.
Au cours de ses trente ans de carrière, Guillaume a exposé, peint, aimé (ou pas), sculpté, rêvé, observé tant d’œuvres que la candeur de son regard étonne.
Sa série, « doit-on rire de l’art contemporain ? » sera le fil rouge de ce blog à partir de la semaine prochaine. Face au milieu de l’art contemporain – kof, kof -, si peu enclin à se moquer de lui-même – prout, prout - et porté par les copinages – bling, bling – les individus de sa trempe et de son naturel se font trop rares. En effet, non seulement on peut mais on doit rire de l’art contemporain parce qu’il est risible pour celui qui n’y connaît rien mais aussi pour celui qui le connaît un tant soit peu.

Vous pouvez retrouver son blog perso et découvrir son travail (en particulier ses Machines à foutre le camp) à cette adresse : http://badillon.skyrock.com/

lundi 15 février 2010

Cinq idées reçues à propos de l’art contemporain (2/5) : l’art contemporain, c’est moche




D’abord, on ne dit pas : « c’est moche », on dit : « j’aime pas ». La différence entre les deux est que la première n’implique aucun avis personnel et peut être assimilé à une vérité absolue et invariable quelle que soit la personne qu’il l’exprime.
Ensuite, force est de constater que parfois…c’est moche. Bien sûr, tout dépend de l’œuvre et du spectateur, en effet : y a t il plus subjectif que l’art ? Certains artistes vont adopter une démarche résolument tournée vers une recherche esthétique, d’autres vers une idée originale, novatrice ou dénonciatrice sans que la plastique de l’œuvre ne soit une priorité, enfin (c’est plus rare) certains arrivent à combiner les deux.
Tout est une question d’école : l’art enseigné aux étudiants en France se doit d’être réfléchi, disséqué, voire (psych)analysé parfois au détriment du plaisir de l’œil.


Dans les pays de l’est, la formation des futurs artistes est axée davantage vers la facture de l’œuvre, et le trait. Le résultat n’est certes pas très original mais a le mérite d’être en général visuellement accessible…les idées simples sont souvent les mieux perçues pour ne pas dire les meilleures. Quand Guillaume Durand, dit que « nous avons une attitude attardée sur l’art » en déplorant le manque de pédagogie dont il fait l’objet, n’est-ce pas à l’art, aux artistes aux commissaires d’expositions, aux critiques de faire un effort pour se faire comprendre et accepter ? Pourquoi placer l’art sur un piédestal ? Comme si l’absence d’instruction artistique nous privait de tout droit de critique et de faculté de jugement…si vous trouvez ça moche c'est que vous n'avez aucune éducation.

mardi 19 janvier 2010

Ami(e) ou ennemi(e) de l'art contemporain ce blog est fait pour toi !!

Urban Art Avenue est né de l’idée de deux anciens étudiants de l’ICART (Institut Supérieur des Carrières Artistiques), Salomé Spach (promo 2007) et Nicolas Rousseau (promo 2005).
Nous avons pris le parti de mettre en place une galerie d'art virtuelle afin de nous servir du web comme tremplin afin de basculer vers une galerie plus conventionnelle à moyen terme. Chose impossible dans l’immédiat, dans la mesure où comme chacun sait une galerie est un commerce le plus souvent situé dans des zones touristiques, à fort passage, et les prix des fonds de commerce qui vont avec.
Plutôt que de rechercher des artistes reconnus, cotés, et de nous adresser à une clientèle fortunée, nous prenons le parti de promouvoir - via Internet, mais pas uniquement - de jeunes artistes dont la démarche s’oriente davantage vers l’esthétisme (pour reprendre les termes de Sophie Colon : « juste pour faire joli ») que vers un concept qui révolutionnerait l’histoire de l’art…
Nous avons choisi d’offrir une « déco alternative », de diffuser le travail de ces artistes comme étant un vecteur de promotion pour eux comme pour nous. Nous nous positionnons en alternative aux grandes galeries incomprises d’une grande part de la population « non initiée » aux canons (oserais-je parler d’esthétique !) de l’art contemporain.
Vous pourrez à travers ce blog (qui préfigure notre futur site), découvrir une quinzaine d’artistes que nous avons sélectionné, acheter leurs œuvres (à partir de 100€), nous faire part de vos impressions, vous tenir au courant de l’actualité des expos de la galerie, ou réagir à l'actualité artistique.
Pour finir, nous souhaitons à tous nos proches, amis, artistes et futurs clients, une très belle année 2010, pleine de réussite et de bonheur.