Stoul/Boogie Woogie Sister n°3 (détail) - Alesko/Octotrap (détail)
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mardi 28 février 2012

Arthom' : de l'art à domicile

Urban Art Avenue lance son nouveau concept Arthom' en collaboration avec les artistes présentés sur notre galerie en ligne, parmi lesquels : Stoul, Midou 313, Soket, Alesko, et Mimi the Clown. Ils pourront customiser un objet ou réaliser une fresque sur mesure chez vous ou sur votre lieu de travail, dans un esprit, pop, contemporain, kawai, rock, vintage, street...



* Particuliers, intégrez une œuvre pérenne chez vous : chambre, salon, garage, cave, grenier, escaliers... n'hésitez pas à nous contacter, le devis et la maquette sont gratuits !



* Professionnels, donnez une identité forte à votre établissement ou à votre lieu de travail : boutiques, bureaux, rideaux de fer... Les possibilités sont multiples !



Vous pourrez bénéficier d’une déduction intégrale du prix de la prestation de la base imposable, en d’autres termes du chiffre d’affaires pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (art 238 bis Code Général des Impôts).



Le devis est gratuit, contactez-nous par mail (contact@urban-art-avenue.fr) ou par téléphone et envoyez-nous une photo de la surface à peindre, ainsi que les caractéristiques techniques (surface, couleurs, thèmes, composition du mur...).
Nous étudierons alors votre demande et le délai de réalisation de votre projet. Si vous avez des exigences particulières nous prendrons rendez-vous afin de les étudier conjointement avec le ou les artistes. Nous vous soumettrons la maquette de votre projet par la suite.



Inscrivez vous vite !!!

mardi 1 février 2011

Serial brainwasher

Si vous êtes amateur d'art ou non et que vous n'avez pas encore vu « Exit through the Gift Shop » (traduit librement et maladroitement en Faites le Mur), courez-y ! Ce film retrace l'ascension d'un petit frenchy installé à LA qui de marchand de fringues est passé au statut d'icône du street art.

Voici le mode d'emploi très simple :

  • trouvez vous quelques street artistes reconnus qui vont enseigneront les bases (ici Shepard Fairey et Banksy)

  • Hypothèquez votre maison

  • Embauchez une armée d'assistants graphistes qui font le boulot à votre place (Toute référence à Jeff Koons semblerait ici évidente)

  • Faites un foin phénoménal, en vous servant de vos cautions artistiques pour rameuter les moutons avides de nouvelles tendances (qui n'ont rien de nouveau)

  • Montez une expo gigantesque, si possible à Hollywood dans d'anciens studios désaffectés

    Et le tour est joué ! Facile ? Un peu trop !!


Si la mise en parallèle des deux personnages que sont Banksy et Brainwash, le film tend logiquement à prendre parti pour le premier qui a en quelque sorte « crée » le second à l'image de Frankenstein. Quand Brainwash a la tête gonflée à l'hélium, celle de Banksy demeure invariablement encapuchonnée ou floutée. Quand l'art de Banksy se porte vers des sujets contestataires (un des piliers du street art), celui de Brainwash est empreint de marketing et pille allègrement Warhol en tout en vidant le street art de sa substance. Quand Brainwash se prend manifestement au sérieux, Banksy manie l'humour noir à bon escient dans ses oeuvres.

Mais le trait est gros et le personnage de Brainwash tellement caricatural qu'on en vient à se demander s'il n'est pas simplement un jouet de Banksy crée afin de dénoncer les travers du marché de l'art, et ceux qui se posent cette question sont nombreux.

La question se pose en effet et non seulement se pose mais me hante, en tant que monstre du marché de l'art, n'ira t-on pas dire aux galeristes pas sages : « si tu finis pas ta soupe, Brainwash va venir accrocher dans ta galerie » ?

Maintenant certains éléments tendent à faire croire qu'il est effectivement ce que les grands collectionneurs pensent qu'il est : un artiste tendance. Après tout, que lui reproche t-on au juste ? De faire de l'art à l'américaine ? De vendre de l'art comme on vend des fringues ? Quand on achète des fripes une misère et qu'on les revend en tant que vêtement de créateur, comme c'est le cas de Thierry Guetta (son vrai nom), on est bien en mesure de faire passer des vessies pour des lanternes, non ? Il nous paraît étonnant voire aberrant à nous européens que l'on puisse faire de l'art en dirigeant une entreprise simplement en sélectionnant les œuvres des personnes qui font le boulot à notre place. Mais n'est-ce pas ce que fait (faire) Jeff Koons dont les œuvres s'arrachent au prix de la tonne de caviar et dont les collectionneurs s'enorgueillissent d'en posséder une ?

Or le fait que les collectionneurs se jettent sur ses œuvres comme un émir du Golfe sur un club de foot n'est il pas un diktat en matière de goût ? Après tout ils ont du pognon, ils ne peuvent pas se planter !!

Andy Warhol n'a t-il pas dit : « Gagner de l'argent est un art, travailler est un art et faire de bonnes affaires est le plus bel art qui soit » ? (parole d'évangile) Et est-ce un hasard si justement les œuvres de Brainwash font constamment référence à Warhol ? Avoir la fibre commerciale, n'est pas nécessairement incompatible avec un talent artistique reconnu ni avec une mégalomanie avérée d'ailleurs : Salvador Dali en est le meilleur exemple.

Alors Brainwash, nouvelle icône de l'art contemporain ou réel imposteur ? Le film repose sur cette ambigüité et chacun peut se faire sa propre opinion du personnage. Après tout comme le dit Shepard Fairey dans le film : « Et si l'art n'était qu'une farce ?»

vendredi 26 mars 2010

Le street art à 5000€, est-ce encore du street art ? 2/2

Les élus en question ne sont pas nés de la dernière pluie. Ces artistes qui ont la primeur des maisons de ventes prestigieuses sont souvent des post-jeunes ou des pré-seniors qui ont entre 45 et 60 ans. Misstic qu'on ne présente plus a enfin accédé à la reconnaissance et on oublie qu'elle a 53 ans...
Bien évidemment, ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. La plupart des artistes contemporains quel que soit leur âge vivent souvent mal de leur art et la relève doit bien souvent passer par des jobs alimentaires pour pouvoir l'exercer. Le fait que ces artistes aient démarré en peignant dans les rues (et non en s'enfermant dans les galeries) les a rendus visuellement accessibles au passant qui y prête un peu d'attention. Celà a beaucoup fait pour leur renommée, tout en restant en dehors des circuits conventionnels du marché de l'art. La renommée rime bien sûr avec le montant des oeuvres et justifie souvent des prix élevés voire excessifs, cependant on ne peut leur reprocher de vouloir vivre correctement de leur art.
Il existe aussi un lien entre la quantité d'oeuvres crées et le prix de celles-ci, en effet, Warhol pouvait se permettre de vendre certaines oeuvres moins chères quand elles étaient fabriquées à la chaîne. Pour ceux qui se sont battus durant de longues années pour accéder à la reconnaissance en produisant peu, les prix de leurs oeuvres entretiennent la demande et les attentes des acheteurs. Du fait de leur caractère plutôt unique ou rare, ces oeuvres sont souvent moins soumises aux aléas de la mode et leur prix restent sensiblement les mêmes.
Pour ceux qui pensent que la place du street-art est dans la rue uniquement, on ne peut leur tenir rigueur de vouloir s'exposer gratuitement et au plus grand nombre, en perpétuant "l'essence" du street-art, ils font beaucoup plus pour sa diffusion et sa popularité que des maisons de ventes ou des galeries qui "découvrent" des artistes de 50 balais...

mercredi 10 mars 2010

Le street art à 5000€ : est-ce encore du street-art ? 1/2

Depuis quelques années, le street-art est passé du statut d'art "délinquant" (pour ses détracteurs) à celui de branché. En témoignent, les expos de la fondation Cartier ("Né dans la rue"), du Grand Palais ("Tag au Grand Palais") et les ventes publiques organisées par Artcurial, Millon et associés, et Cornette de Saint-Cyr (à Drouot-Montaigne !)...des monuments du marché de l'art en France. Bien sûr, contrairement à la grande distribution quand les "gros" s'emparent de ce mouvement les prix ne vont pas s'effondrer bien au contraire.
Doit-on se réjouir de cette légitimité nouvelle ou la regretter ? Concernant les artistes présents sur la scène street depuis des années (JonOne, Speedy Graphito, Jef Aerosol...) qui ont acquis une certaines reconnaissance, ce n'est pas en graffant sur les murs de nos villes que ça fait bouffer son homme. Or l'essence même du street-art est comme son nom l'indique de faire de la rue une vaste galerie où l'art devient accessible à tous et gratuit. Y a pas comme un paradoxe ? Business is business...
Malgré tout, les estimations des œuvres de ces artistes restent encore raisonnables pour le moment. Tout étant relatif, même des grands formats (200x150cm) peuvent encore s'acquérir aux alentours de 2000€. Achetez maintenant demain ce sera plus cher...
Pour le profane comme pour l'amateur, le prix affiché en matière d'art est assez obscur, il ne peut se résumer comme un bien de consommation courante au coût de fabrication et à la marge de la galerie. Certains artistes acquièrent une reconnaissance si leurs oeuvres font partie de grandes collections privées, de musées ou simplement représentées par des galeries prestigieuses. Mais là encore, beaucoup d'appelés et peu d'élus...